Etude des facteurs de réussite de l’insémination artificielle chez la lapine

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Date

2020

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Publisher

Ahmed AICHOUNI

Abstract

Cette étude entre dans le cadre des projets nationaux de recherche dans le domaine des productions animales. Les essais ont été réalisés dans l’animalerie du Laboratoire de Recherche de Bioressources Naturelles (LBRN) sis à l’UHB Chlef et ont pour but de définir les facteurs de réussite de l’insémination artificielle (IA) des lapins de la souche synthétique élevée dans des conditions de production locales. Au total deux cents trente-neuf (239) lapines de la souche synthétique « SS » algérienne « ITELV 2006 » ont fait l’objet d’un suivi de conduite de la reproduction avec un mode de reproduction par IA. Ainsi, les effets de la saison, l’alimentation par incorporation des oméga3, le stade d’allaitement et le type d’induction de l’ovulation chez la lapine ont été analysés et ont constitué les éléments de réponse de l’appréciation des facteurs de réussite de l’IA chez cette souche. Durant toute la période expérimentale, les IA ont été réalisées à partir d’une semence récoltée sur des mâles appartenant au même génotype et analysée localement. Un enregistrement des données relatives à la saillie, à la palpation, à la mise bas et au sevrage a permis d’évaluer les performances des lapines (fertilité, prolificité) et de leurs portés (poids individuel et mortalité des lapereaux à la naissance et au sevrage). L’ensemble des données enregistrées et calculées a été soumis à une analyse de variance avec le logiciel XL Stat Plus, v5. Un effet dépressif de la saison chaude a été enregistré sur la fertilité et la prolificité des lapines, et sur le poids et la mortinatalité des lapereaux avec les plus faibles valeurs enregistrées en saison chaude (63 % de fertilité). L’incorporation de deux sources d’acides gras polyinsaturés (l’huile de poisson et des grains de lin) dans l’aliment des reproductrices impubères a engendré des prolificités élevées (10,37 NT, 9,87NV, 9,3 NS et 10,44 NT, 9,77NV, 8,77NS respectivement pour les deux sources). L’étude de l’effet du mode d’induction de l’ovulation par utilisation de trois stimulateurs, GnRH, PMSG et mâle stérile durant trois cycles de reproduction consécutifs, a révélé que la mortinatalité s’avère le seul paramètre affecté par ce facteur. En effet, les lapines du lot de GnRH ont enregistré le taux le plus faible (16,53%, p=0,01). L’effet du rythme de reproduction chez la lapine de la souche synthétique s’est traduit par une réceptivité plus faible chez les lapines inséminées à 7J post partum comparativement à celles inséminées à J4 ou à J11 : 30% vs 70 et 80% respectivement (p=0.003).

Description

Keywords

Lapin, Souche synthétique, insémination artificielle, fertilité

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