Doctorat en Agronomie
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Item Diversité des performances zootechniques et économiques des élevages bovins laitiers de la plaine du Haut Cheliff(ACHEK Rachid / LANKRI Elhassen, 2026) KHELILI, AhmedLe lait est une source essentielle de protéines animales et un pilier de la sécurité alimentaire. En Algérie, la production nationale ne suffit pas à couvrir la demande croissante de la population, entraînant une forte dépendance aux importations de poudre de lait, mobilisant des ressources financières considérables. Cette situation est exacerbée par des contraintes structurelles, technico-économiques et sanitaires qui limitent les performances des élevages. La région du Haut-Cheliff constitue l’un des principaux bassins stratégiques du pays ; elle offre ainsi un cadre d’étude pertinent et représentatif de la situation nationale en matière de production laitière. Cette étude à pour objectifs d’analyses le fonctionnement et les performances (zootechniques, économiques et sanitaires) des élevages bovins dans la région du Haut-Cheliff et d’identifier les facteurs influençant leurs performances de production. La méthodologie repose sur une approche multidimensionnelle : une typologie établie sur 2 547 exploitations, complétée par un suivi approfondi de 23 fermes pilotes (263 vaches). L’accent a été mis sur l’autonomie alimentaire, la rentabilité et l’état sanitaire, avec une investigation spécifique des mammites subcliniques (dépistage par CMT, identification des bactéries responsables par MALDI-TOF MS et antibiogrammes). Les résultats mettent en évidence une forte instabilité du secteur, marquée par une décapitalisation du cheptel durant la dernière décennie. Les exploitations, majoritairement privées et de petite taille, souffrent d’une faible spécialisation. L’analyse économique révèle une dépendance critique aux concentrés (jusqu’à 90 % des charges) ; le coût de production moyen s'élève à 68,6 DA/kg, rendant la rentabilité tributaire des subventions étatiques. Sur le plan sanitaire, les mammites subcliniques présentent une prévalence alarmante de 58,9 %. Elles impactent lourdement la productivité (perte moyenne de 4,1 kg de lait/jour/vache, soit 26,3 %) et dégradent les performances reproductives. Bien que la résistance aux antimicrobiens reste globalement modérée, des taux préoccupants sont observés chez les staphylocoques non-aureus à la méthicilline (22,2%), à la fosfomycine (37,8%), à la tétracycline (31,1%) et à l’érythromycine (15,5%). En conclusion, cette étude offre un aperçu de la situation et des typologies de l’élevage bovin dans la région du HautCheliff. Elle met en évidence le rôle central des contraintes alimentaires et sanitaires, en particulier des mammites subcliniques, dans la limitation des performances de production. L'amélioration de la filière dans le Haut Cheliff repose sur trois leviers majeurs : le renforcement de l’autonomie fourragère, la maîtrise des coûts alimentaires et un encadrement sanitaire rigoureux pour garantir la durabilité des systèmes d’élevage.Item Caractérisation de la sécheresse météorologique dans la région du Haut et Moyen Chéliff Characterization of meteorological drought in Upper and Middle Cheliff region(ACHITE Mohammed, 2026) FELLAG, MeriemDans cette étude, les caractéristiques météorologiques spatiales et temporelles de la sécheresse dans le Haut et Moyen Cheliff ; une région semi-aride du nord-ouest algérien ont été examinées en utilisant l’indice standardisé de précipitation (SPI) comme indicateur de la sévérité de la sécheresse météorologique. L’étude du régime pluviométrique de 50 stations pluviométriques réparties sur l’ensemble de la zone d’étude, sur une période de 40 ans (1970/71 - 2009/10), met en évidence une variabilité spatio-temporelle marquée à différentes échelles. L’application de méthodes statistiques de détection de ruptures dans les séries chronologiques a permis d’identifier des tendances significatives à la hausse et à la baisse. L’étude de la sécheresse météorologique entre 1970/71 et 2009/10 a été menée selon deux approches : la première était l’analyse du SPI annuel sur 11 stations de références, révélant une moindre sécheresse dans les années 1970 suivie d’une variabilité marquée, la deuxième approche reposait sur le calcul du SPI à différentes échelles temporelles sur 50 stations pluviométriques, permettant une régionalisation en trois zones à l’aide de l’Analyse en composantes principales. La modélisation avec les réseaux de neurones (MLP et RBF) a montré de meilleures performances comparées à la régression linéaire multiple (RLM), notamment pour les échelles SPI-9 et SPI-12. Le MLP a surpassé les autres modèles avec des R² et NSE dépassant les 0,90 et des erreurs faibles (MAE=0,28 et RMSE=0,35) pour l’échelle SPI-12, confirmant la pertinence des RNA pour la modélisation de la sécheresse et la gestion durable des ressources en eau. La zone d'étude présente une irrégularité et une hétérogénéité de la sécheresse en raison de la grande variabilité des précipitations, elle peut varier d'un sous-bassin à l'autre et d'une année à l'autreItem Analyse Fréquentielle régionale des précipitations journalières maximales annuelles dans le Nord-Est d’Algérie(Mohammed ACHITE, 2026) BENAINI, MOHAMMEDLe Nord-Est algérien, situé en Afrique du Nord et appartenant au bassin méditerranéen, a connu une augmentation des événements hydrologiques extrêmes, tels que les précipitations journalières maximales annuelles (PJMA), devenues plus intenses et plus fréquentes à cause des changements climatiques, lesquels ont impacté plusieurs régions dans le monde. Avec un réseau de 180 stations pluviométriques, distribuées uniformément sur la région d’étude, ayant enregistré 44 ans d’observations (1970-2014), l’étude couvre une région de 83 377 km² englobant huit grands bassins versants du NordEst algérien, présentant des caractéristiques morphologiques, hydrologiques et climatiques différentes, notamment entre les zones côtières au nord et les zones intérieures au sud. Après vérification de la validité des tests d'indépendance, de stationnarité et d'homogénéité sur les données utilisées, l’analyse fréquentielle régionale des PJMA, menée à l’aide de plusieurs tests statistiques tels que Khi² (χ²), Kolmogorov-Smirnov (KS) et Anderson-Darling (AD), a démontré que la loi de distribution la plus performante pour modéliser les PJMA est la loi GEV, avec un niveau de confiance de 95 %. La cartographie des quantiles des PJMA pour différentes périodes de retour a révélé des schémas cohérents avec les caractéristiques hydrologiques régionales de la zone d’étude. La régionalisation des PJMA, effectuée à l’aide de l’algorithme d'apprentissage automatique non supervisé DBSCAN, ainsi que les tests de validation régionale tels que le test de discordance et d’homogénéité de Hosking et Wallis (1997), ont mis en évidence trois régions relativement distinctes en raison du changement climatique, de la géographie et des facteurs orographiques. Cette étude souligne l’importance de la gestion des ressources en eau face au changement climatique, en tenant compte des caractéristiques physiques du milieu naturel dans le Nord-Est algérien, afin de faire face aux risques liés aux précipitations extrêmes (PJMA).Item Les potentialités d’une protection biologique des agrumes vis-à-vis des pucerons dans la région de Chlef(MOHAMMEDI Ahmed, 2024) AMOKRANE, DalilaDans la région de Chlef, au centre de l'Algérie, la culture des agrumes joue un rôle crucial sur le plan socioéconomique. Notre objectif principal est de mieux comprendre les espèces aphidiennes et leurs auxiliaires liés à cette culture, ainsi que de développer une stratégie de lutte alternative aux pesticides chimiques par l'utilisation de biopesticides d’origine végétale. Nous avons entrepris un suivi exhaustif dans les vergers d'agrumes de la région de Chlef afin de recenser, identifier et inventorier les différentes espèces entomofaunistiques, en mettant particulièrement l'accent sur les pucerons et leurs prédateurs. Cette étude, réalisée dans trois vergers, vise à analyser les interactions de prédation et de parasitisme en vue de favoriser le contrôle biologique de ces ravageurs redoutables. Simultanément, nous avons inventorié les espèces végétales aromatiques présentes dans différents milieux de la région de Chlef (friche, garrigue ou foret) et ayant l’effet pesticide susceptibles d’etre utilisées comme moyen de lutte biologique vis-à-vis des ravageurs des cultures en général et des pucerons inféodés aux agrumes en particulier. Après, nous avons examiné la composition de l'huile essentielle extraite des feuilles de Pistacia lentiscus L et de Juniperus phoenicea L à l'aide de la chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse. Nous avons évalué également son activité insecticide in vitro et in vivo contre les pucerons du genre « Aphis », considérés comme une menace sérieuse pour la production d'agrumes en Algérie. Cette partie de l'étude inclut une analyse du rôle des composés phénoliques (flavonoïdes) extraits des feuilles de ces deux plantes médicinales sur un facteur biotique, à savoir la mortalité du puceron. L'inventaire faunistique a permis de répertorier 7 espèces de pucerons appartenant à la famille des Aphididae, réparties en 3 genres (Aphis, Toxoptera et Myzus). Parmi elles, cohabitent 34 espèces auxiliaires, comprenant 30 espèces de prédateurs et 4 espèces de parasitoïdes. Quant à la flore pesticide, 47 espèces végétales ont été identifiées. Elles se répartissent sur 21 familles botaniques différentes dont les plus représentées sont les lamiacées et les astéracées et un peu moins les apiacées et les cupressacées. Les résultats de l'activité insecticide in vitro et in vivo indiquent une relation positive entre la concentration des composés phénoliques (flavonoïdes) et le taux de mortalité du ravageur ciblé, ainsi qu'une corrélation positive entre les métabolites secondaires des huiles essentielles et l'évaluation de leurs potentiels synergiques sur les populations du puceron des agrumes. Enfin, cette étude souligne l'effet significatif des bioproduits à base d'huiles essentielles sur le puceron d'agrume (Aphis). Ces résultats prometteurs ouvrent la voie à la mise en place de stratégies de lutte et de prévention contre cette espèce nuisible, avec l'espoir de réduire l'utilisation des traitements chimiques, essentiels dans la lutte contre ce ravageur et d'autres nuisibles, tant dans la région de Chlef que dans l'ensemble de l'Algérie.Item CONNAISSANCES SUR LES VIRUS À TRANSMISSION PAR SEMENCE : CAS DU BSM-HORDEÏVIRUS(Hadjira BELKAHLA, 2023) MEDJAHED, KhaldiaCette étude a été menée pour étudier le virus de la mosaïque de l'orge (BSMV) dans plusieurs variétés de céréales cultivées dans 28 champs de la wilaya de Chlef. Les prospections ont visé sept sites à savoir : Boukadir, Sobha, Ouled Fares, Tadjena, Kaloul, Abou Elhacene et El Karimia. L'enquête a porté sur 2 variétés d'orge, 2 variétés de blé dur, 4 variétés de blé tendre et une variété d'avoine. Les objectifs de cette étude étaient d’identifier le virus dans les variétés étudiées, confirmer son mode de transmission par semence et enfin déterminer l'incidence de la maladie. Le virus de la mosaïque striée de l’orge a été examiné dans les plantes et les graines de manière symptomatique, par inoculation mécanique et sérologiquement par la technique TAS-ELISA en utilisant des anticorps monoclonaux spécifiques. Les prospections ont montré une grande expression des symptômes typiques de BSMV. Les résultats de l'analyse sérologique ont révélé l'infection de 27 champs, soit 96,24 %. Les plantes inoculées mécaniquement par le virus ont prouvé l'infection des variétés des champs prospectés, les taux enregistrées étaient, 75% pour Lycopersicum esculentum et 92.5% pour Hordeum vulgare et le test de transmission des semences a montré l'efficacité de la transmission de ce virus via la graine et avec un taux de 77%. L’étude a montré que l'orge était la culture la plus sensible, suivie du blé dur et du blé tendre, tandis que l'avoine n'était pas infectée. La présente enquête est le premier rapport sur le virus de la mosaïque striée de l’orge infectant naturellement les céréales dans la zone de production céréalière de Chlef. Les résultats fournissent des informations utiles sur l'infection virale et la manière de la propagation de la maladie au niveau des champs céréaliers, ainsi, en tant que mesure prioritaire, il est nécessaire de renforcer le contrôle des semences de céréales.Item EFFET DE QUELQUES SUBSTANCES NATURELLES SUR DES BACTERIES IMPLIQUEES DANS LA PATHOLOGIE GASTROINTESTINALE(Rachida ALLEM, 2023) TABTI, MeriemLes objectifs de ce travail consistaient à étudier l’activité antibactérienne de six huiles essentielles à l’égard de quelques bactéries pathogènes responsables des infections gastrointestinales. Les huiles essentielles étudiées ont été extraites à partir des feuilles de Mentha pulegium, Ocimum basilicum et de Mentha spicata et aussi à partir des graines d’Eugenia caryopylata, Foeniculum vulgare et de Carum carvi. Les huiles essentielles ont été extraites par la méthode d’hydrodistillation. Les rendements en huiles essentielles varient de 0,6± 0,06 à 4,2 ± 0,02%. Les huiles essentielles extraites possèdent des propriétés physico-chimiques et organoleptiques conformes aux normes. Les résultats de l’analyse de la composition chimique des huiles essentielles par CG/SM indiquent une abondance des composés monoterpéniques tels que le carvone qui est de 63,92% pour l’huile essentielle de Carum carvi et de 67,08% pour l’huile essentielle de Mentha spicata ; l’eugénol est de 65,22% pour l’huile essentielle d’Eugenia caryophylata. L’étude du pouvoir antibactérien par la méthode de diffusion à partir d’un disque des huiles essentielles vis-à-vis de huit bactéries pathogènes (Escherichia coli, Salmonella typhi, Staphylococcus aureus, Proteus mirabilis, Bacillus cereus, Citrobacter freundii, Clostridium perfringens et Helicobacter pylori) a montré un effet important sur toutes les bactéries pathogènes étudiées. Les meilleurs diamètres des zones d’inhibition ont été observés respectivement avec les huiles essentielles de Mentha spicata (34,16 ±0,30mm) et de Mentha pulegium (34,50± 0,40 mm) vis-à-vis d’H.pylori. Des diamètres de zone d’inhibition de 33,00±1,87et de 30,50±0,40 mm ont été constatés avec l’huile essentielle de Carum carvi vis-à-vis de B. cereus et de Citrobacter freundii respectivement. Les résultats de la détermination de la concentration minimale inhibitrice (CMI) par la méthode de microdilution ont montré que H.pylori, C.perfringens, E.coli et S. typhi ont été inhibées par les huiles essentielles d’Eugenia caryophylata et Foeniculum vulgare à une CMI de 1,56 mg/ml. Une CMI de 0,19 mg/ml des huiles essentielles de Carum carvi, Mentha pulegium et Ocimum basilicum était suffisante pour inhiber la croissance de H.pylori, S. typhi et B. cereus. Les rapports CMB/CMI ont indiqué que les huiles essentielles étudiées ont exercé un effet bactéricide vis-à-vis de la plupart des souches bactériennes testées. Ces résultats suggèrent que l’utilisation de ces huiles essentielles permettrait de protéger l’homme contre les bactéries responsables de pathologies gastro-intestinales.Item Etude d’une simulation numérique à trois dimensions des flammes de diffusion: Application, chambres de combustion à multi-brûleurs.(Meziane Malika, 2023-01-23) BETTOUATI, ABDELKADERLe pois chiche (Cicer arietinum L.) est l’une des légumineuses les plus importantes en Algérie. L’anthracnose causée par Ascochyta rabiei parait être l’une des maladies la plus redoutable sur la culture de pois chiche. L’enquette effectué dans cinq régions de l’ouest Algérien a permis de déceler la présence des symptômes typiques de l’anthracnose dans toutes les zones prospectées. Une caractérisation morphologique, pathogénique, physiologique, lutte chimique et moléculaire de l'agent causal A rabiei a été réalisée, ainsi que l’estimation de l’incidence de la maladie sur terrain. La maladie présente une incidence et une sévérité moyenne dans toutes les régions prospectées et qui varie de 29,40 % à 4,10%. L'isolement du champignon à permis de mettre en évidence 16 isolats de A.rabiei et la distinction de 2 morphotypes différents : rasant et aérien. L’étude biométrique a révélée une variabilité dans la longueur et la largeur des pycnidiospores (5,13 x 16 μm à 2,22 x 7,55 μm) des différences significatives (P < 0,05) ont été mises en évidence dans la comparaison du taux de sporulation des isolats de A.rabiei. Le nombre de conidies varie de 2,25×105 spores/ml pour isolat SB1 à 12×105 spores/ml pour isolat REL1. L’étude physiologique révèle une meilleure croissance mycélienne des isolats de A. rabiei sur milieu CSMDA à pH 5.5, avec une température optimale de 25°C et sous une photopériode de 12 heures. Le test de pathogénicité des isolats a révélé leur pouvoir pathogène sur les gousses et tiges de pois chiche par l'apparition des symptômes typiques d’anthracnose. L’étude de l’agressivité a permis de mettre en évidence trois niveaux d’agressivité des isolats à savoir hautement agressifs, moyennement agressifs et non agressifs. Un comportement variétale variable des lignées du pois chiche vis-à-vis à l’A.rabiei a été observé. L’existence d'un pathotype III (très agressif) dominant a été dépistée dans quatre régions (Mascara, Sidi Bel Abbès, Mostaganem et Relizane). L'effet in vitro et in vivo des fongicides systémiques du groupe des benzimidazoles (Benomyl et Carbendazime) sur la croissance mycélienne des isolats de A.rabiei, et l’incidence de la maladie ont été observés. Le taux d’inhibition (IT %) de la croissance mycélienne varie entre 48% et 90,47 % selon l’isolat, le pourcentage d'inhibition élevé a été enregistré avec le carbendazime (52 ,38 % et 90,47 %) et (48 % et 60 %) pour le bénomyl. Le taux de réduction de la sévérité de la maladie des ces fongicides varie entre 29% et 78%. L’étude moléculaire des isolats de A.rabiei par l’identification ITS et le Mating type (MATs) a montré que tous nos isolats appartenaient à l’espèce Ascochyta rabiei (99 % à 100 %). Les amorces MATs utilisés ont révélé la présence de deux mating type (MAT1-1 et MAT1-2).Item ESTIMATION DE LA STABILITE DE L'AGREGAT DU SOL A L'AIDE DES FONCTIONS DE PEDOTRANFERT. DEVELOPPEMENT DE NOUVELLE APPROCHE DE MODELISATION(ABABOU ADDA, 2022-03-29) HAMEL, ZINEBLa stabilité des agrégats est l’une des principales propriétés physiques régulant l’érodabilité, ses observations représentent des indicateurs utiles de suivi et de gestion de la dégradation des sols. Dans ce contexte, cette étude réalisée dans le Bas Cheliff ; zone semi-aride avec une longue période de sècheresse ; vise à prédire la stabilité des agrégats par le biais du diamètre moyen pondéral (MWD), en utilisant les réseaux de neurones artificiels (RNA) et les fonctions de pédotransferts (FPT) à travers différentes stratifications (texturale, salinité et texturale -organique). Les résultats ont montré que les meilleures prédictions du MWD par le biais des fonctions de pédotransfert, étaient celles liées la stratification texturo-organique, dans cette stratification, la classe des sols argilo-limoneux modérément riche en MO a montré le plus fort coefficient de détermination significatif avec R2 = 0.65 et la plus faible erreur quadratique moyenne (0.03), alors que les stratifications texturales ou de la salinité ont conduit à des prédictions non satisfaisantes avec un faible R2. Les résultats ont également montré que les performances des réseaux de neurones artificiels dans la prédiction du MWD étaient meilleures que celles des fonctions de pédotransfert.En termes de variables d'entrée dans les réseaux de neurones, les meilleures prédictions ont été obtenues lors de l’utilisation d’un grand nombre de variables. De plus, en utilisant un grand nombre de couches cachés, les performances des fonctions bases radiales (RBF) étaient meilleurs que celles des fonctions perception multicouche (MLP). Il a également été remarqué que les meilleures prédictions des fonctions RBF étaient toujours liées au modèle d’activation gaussien, alors que les fonctions MLP n’étaient liées à aucun modèle spécifique d’activation. La modélisation géostatistique a montré une stabilité variable allant de 0.6 mm (sols instables) à 1.4 mm (sols stables) et les meilleures estimations de la stabilité ont été celles liées aux modèles gaussien et stable, avec les plus forts R2 et la plus faible erreur moyenne (0.001). Enfin, le co-krigeage a conduit à une améliore estimation de la stabilité structurale par comparaison au krigeage, en utilisant le CaCO3, la conductivité électrique et la matière organiques comme co-variables.Item ELABORATION D’UNE METHODE D’ANALYSE DE LA DEGRADATION DES SOLS IRRIGUES DANS LE BAS CHELIFF (ALGERIE).(Tarik HARTANI, 2021) ABDELKRIM, NOUREDDINEDans cette étude, une méthodologie a été appliquée pour évaluer la dégradation biologique et physique des sols ainsi que pour avoir l’impact de l’eau d’irrigation sur l’accélération de la dégradation des sols dans le Bas Cheliff. Quatre périmètres de la plaine de Bas-Chéliff ont été sélectionnés et plus de 50 échantillons de sol et 30 échantillons de l’eau ont été prise. Des cartes de dégradation biologiques et physique des sols de la plaine du Bas-Chéliff ont été obtenues. Ces cartes peuvent être utilisées pour procéder à une évaluation efficace de la dégradation des sols. Environ 68% des sols étudies sont affectés par une dégradation biologique moyenne a élevé, 32% sont affectés par une dégradation physique moyenne a très élevé, la qualité de l’eau d’irrigation joue un rôle très important dans cette dégradation. Pour connaître ce rôle et pour faire face à la salinité, les agriculteurs ont d'une part introduit la culture de l’artichaut tolérant au sel et, d'autre part, la culture du melon, bien que plus sensible au sel. Le but de notre recherche était d'étudier quels sont les calendriers d'irrigation les plus adéquats pour l'économie d'eau et le contrôle de la salinité dans ces deux cultures importantes dans la plaine du Bas Cheliff. Par conséquent, deux parcelles, l'une cultivée avec des artichauts et l'autre, cultivée avec des melons représentative de l'horticulture du Bas Cheliff ont été sélectionnées. Les parcelles ont été irriguées goutte à goutte avec des eaux ayant des niveaux de salinité différents (1,8 et 5,5 dS m-1) et ont été surveillées respectivement entre septembre 2010 et juin 2011 et entre avril et juillet 2011. Un modèle mensuel à état transitoire unidimensionnel SALTIRSOIL_M a été utilisé pour prédire le bilan hydrique et la composition des ions inorganiques de la solution du sol. Les résultats modélisés et observés du pH, du sol, des concentrations d'ions principaux et de la salinité ont montré un accord raisonnable suggérant que le modèle pourrait être utilisé de manière fiable pour l'ordonnancement de l'irrigation. Dans la parcelle d'artichaut, un taux d'irrigation (290 mm an-1) inférieur à celui réellement utilisé aurait été nécessaire pour éviter le déficit hydrique tout en maintenant la salinité du sol en deçà des valeurs nuisibles. Inversement, dans la parcelle de melon, un taux d'irrigation (480 mm an- 1) par rapport à celui effectivement utilisé aurait été nécessaire pour éviter le déficit hydrique tout en maintenant la salinité du sol en dessous des valeurs nocives. Afin d'obtenir des résultats qui nous aident à mieux comprendre la situation, ce modèle pourra être intégré au Système d'Information Géographique (SIG) dans nos futurs travaux.Item Irrigation par utilisation des eaux usées traitées, impacts et toxicité sur les aspects nutritionnels, physiologiques et biochimiques de la tomate « Solanum lycopersicum »(Adda ABABOU, 2021-12-16) BELDJILALI, AMINACette recherche a été conduite, afin de vérifier les effets de l’irrigation par les eaux usées traitées sur les paramètres physiologiques et biochimiques de la tomate et sur le sol. A cet effet, une culture de tomate sous serre a subit de deux types d’eau d’irrigations, l’une par utilisation des eaux usées traitées a différentes doses provenant de la station d’épuration de Chlef, et l’autre, par utilisation des eaux de puits. Les analyses des différents paramètres physiologiques et biochimiques de la plante (paramètres de croissance, paramètres de production et la teneur en éléments chimiques dans les fruits) ont été effectuées à différents stades de développement de la plante, le stade 3 feuilles, le stade 5 feuilles, le stade 7 feuilles, le stade floraison et le stade fructification, aussi avant et en fin de production le sol a fait l’objet d’analyses physico-chimiques en termes de pH, conductivité électrique, CaCO3, carbone organique, taux d’azote, taux du carbone, bases échangeables et métaux lourds. Les résultats ont montrés, que comparativement à l’eau de puits, l’irrigation avec les eaux usées traitées influe de manière significative (P < 0.05) à très significative (P < 0.01) sur la hauteur, le diamètre de la plante, le nombre de feuilles et la surface foliaire, surtout dans les derniers stades de développement de la plante. Concernant le rendement, des différences très significatives (P < 0.01) ont été observées entre les deux types d’eaux et entre les différentes doses, dans ce contexte il a été noté qu’une forte variabilité s’explique par l’effet de dose et l’effet de qualité des eaux. En termes de métaux lourds et malgré leurs présence dans le fruits en dose insignifiantes, il a été remarqué qu’à l’exception du cobalt et du plomb, l’irrigation avec les eaux usées traitées a montrée des concentrations significativement élevés en Chrome, Manganèse, Nickel, Cuivre, Zinc et Cadmium par comparaison à l’eau de puits. Au niveau du sol, l’irrigation avec les eaux usées traité a produit une hausse significative de la conductivité électrique, du CO%, du C% et de l’azote, ainsi que des accumulations significatives en Chrome, Manganèse, Cuivre, Zinc et Cadmium par comparaison à l’eau de puits. Vu les effets observés, il faut être vigilant lors de l’irrigation avec les eaux usées, ainsi il est conseilléItem Approche régionale de modélisation pluie-débit pour la gestion des ressources en eau en zone semi-aride, cas du bassin versant de la Macta(Mohammed ACHITE, 2021-09-28) BEDDAL, DALILAL’eau constitue une ressource précieuse, un enjeu de civilisation et un potentiel économique considérable de développement durable. De nos jours, la modélisation pluie-débit a pris une dimension importante dans la résolution des problèmes liés à la gestion rationnelle et durable des ressources en eau sur la base d’un ensemble de concepts hydrologiques exprimés en langage mathématique et reliés entre eux spatialement et temporellement pour reproduire le débit observé. L’objectif de cette présente étude est de chercher le meilleur modèle pluie-débit adéquat pour reproduire les débits des oueds de la Macta par l’application de trois (03) approches à savoir RLM, GR2M et RNA. L’approche proposée est traitée pour la première fois au bassin versant de la Macta ce qui représente l’originalité du travail. Le grand bassin versant de la Macta (14389 Km2) situé au Nord-Ouest de l’Algérie septentrionale est caractérisé par un climat semi-aride, est marquée par une variabilité spatio-temporelle du régime hydro-climatique. L’analyse statistique de cette variabilité est traduite par une augmentation de la température sans rupture recensée durant la période d’étude (1983/84- 2015/16) et est accompagnée d’une augmentation du régime pluviométrique durant les années 2000. Par conséquence, les débits des oueds de la Macta connaissent une variabilité considérable et instable. L’application de trois (03) modèles pluie-débit montre que le modèle à base de neurones artificiels est performant pour prédire le débit liquide des oueds de la Macta à cause de leur aptitude à capturer l’effet stochastique de la non linéarité de la relation pluie-débit sans rentrer dans le processus hydrologique. Alors que les modèles à base linéaire RLM et à réservoirs GR2M ne sont pas adéquats et ne peuvent pas simuler le débit liquide des oueds étudiés de la Macta sous le climat semi-aride. La meilleure combinaison M4 du modèle RNA est fonction des paramètres dont les critères statistiques r et NSE indiquent un niveau élevé de performance durant les deux périodes de calage (0,81 et 95% respectivement) et de validation (0,7 et 91% respectivement).Item Caractérisation et identification morphologique, biochimique et moléculaire des champignons mycorhiziens de l’arganier dans trois régions de l’Algérie (Tindouf, Mostaganem et Chlef)(Abdelkader SAADI, 2021-07-08) NOUI, AbdallahL’étude vise l’isolement et la caractérisation des champignons mycorhyziens et endophytes associés aux racines d’arganier à travers les techniques morphologiques, biochimiques et moléculaire. La coloration des racines a montré la présence des champignons mycorhiziens et endophytes dans les trois régions avec une superiorité remarquable au niveau des racines provenant de Tindouf en termes de taux de mycorhization. Le tamisage humide des sols rhizosphériques a permet l’isolement et la caractérisation morphologique de seize espèces de champignons mycorhiziens appartenant aux cinq genres Glomus, Acaulospora, Gigaspora, Scutellospora, Entrophospora. L’analyse moléculaire a permet de confirmer l’identification de dix espèces. Le genre Glomus est le plus dominant dans les trois régions suivi du genre Acaulospora. De plus la région de Mostaganem est la plus riche en termes² de diversité en champignons mycorhiziens suivie de Chlef puis Tindouf. Quant à la caractérisation biochimique, l’analyse chromatographique des acides gras a permet de détecter l’acide palmitoléique (C16 :1ω5) avec des teneurs variables dans les trois régions d’étude. De même le dosage de l’ergostérol a révélé des teneurs variables dans les trois régions. La mise en culture des racines sur milieu PDA a permet d’isoler et d’identifier quatre espèces endophytes appartenant aux genres Penicillium et Aspergillus. L’analyse métagénomique de la communauté fongique endoracinaire, a montré que la majorité des OTU fongiques appartenaient au phylum Ascomycota et à Basidiomycota avec la dominance du genre Penicillium dans les trois régionsItem Caractérisation phénolique et diversité génétique fondée sur des marqueurs moléculaires des populations de Phlomis biloba récoltées de la région de Chlef.(Abdelkader SAADI, 2021-01-10) MEROUANE, AbdelazizPhlomis biloba Desf. (Syn.: P. crinita) est une source de remèdes traditionnels dans la zone méditerranéenne. Pour une valorisation effective de ses vertus thérapeutiques, ce travail vise l’étude de la diversité génétique basée sur les marqueurs moléculaires ISSR (Inter-Simple Sequence Repeat), la caractérisation phénolique et le potentiel antioxydant des fleurs et des feuilles de six populations de P. biloba récoltées de Sidi Amer (SAM), Medjadja (MEJ), El-Nakhla (ENK), Taougrite (TAW), Abou El Hassen (AHS) et Ouled ben abdelkader (AOK) situant dans la wilaya de Chef. L’importance des particules dans les extraits et la possibilité d’une valorisation de cette bioressource dans l’enrichissement alimentaire sont testés en parallèle. Le screening chimique a montré une variation considérable dans la teneur phénoliques de six populations allant de 59,99 ± 1,62 (fleurs de la population ENK) à 153,46 ± 1,36 μg EAG/mg d’extrait (feuilles de la population AHS) bien qu’en flavonoïdes (de 8,09 ± 0,83 à 53,84 ± 0,24 μg EQ/mg d’extrait) avec une supériorité remarquable des extraits de feuilles. Le pouvoir antioxydant testé par le 2,2-diphenyl-1-picrylhydrazyl (DPPH) et le système de blanchissement β-carotène a révélé un potentiel très important corrélé avec la teneur phénolique, le potentiel antioxydant le plus important a été enregistré par la partie feuilles de la population AHS avec IC50= 47,78 ± 1,11 mg/mL dans le test anti-DPPH et un taux de 76,18 ± 0,98% d’inhibition du blanchissement β-carotène. La présente investigation a révélé une contribution notable des nanoparticules dans les caractéristiques phénoliques et antioxydantes des extraits. Ces particules ultrafines contribuent au contenu phénolique de 70,15% et 67,81% dans l’extrait méthanolique et aqueux respectivement, tandis 72,47% (test β carotène) et 75,05% (test DPPH) du pouvoir antioxydant de l’extrait méthanolique a été attribué aux nanoparticules. Le test d’enrichissement alimentaire par l’extrait de P. biloba a crée un aliment model très riche en composés phénoliques (1023,33±75,10 mg EAG/100g) et en flavonoïdes (602,50±50,0 mg EQ/100g) et dépassant le contenu bioactif des fruits et légumes reconnus par leur richesse phénolique avec une amélioration notable de leurs propriétés antioxydantes. La caractérisation moléculaire a révélé un taux de polymorphisme très élevé entre les populations de P. biloba qui baigne entre 66,66% (AHS) à 84,61% (SAM, MEJ), l’analyse cluster a groupé les populations en fonction leur biogéographie.Item PREVISION DE LA SECHERESSE AU NIVEAU DE SEPT PLAINES DU NORD OUEST ALGERIEN(Mohamed MEDDI, 2021-04-05) ACHOUR, KenzaLa persistance et la sévérité de la sécheresse en Algérie a un impact économique important. Depuis plus de cinq décennie décennies un important déficit pluviométrique a été enregistré dans l’ensemble du pays.Ce phénomène a des incidences directes sur les activités agricoles dues à l’absence des précipitations au moment de la croissance des plantes. Le régime des cours d’eau étant en relation étroite avec les précipitations, la sécheresse se répercute sur le niveau de remplissage des barrages. Ce travaila pour but de caractériser et identifier la sécheresse dans les sept plaines du Nord-Ouestd'Algérie durant la période (1960-2010) à différentes échelles de temps.Il a été basé sur desoutils d'évaluation de la sécheresse telque les indices de sécheresse (SPI, Standardized précipitation index, Percent of Normal Index (PNI), China-Z Index (CZI), Modified CZI (MCZI) et Dourgt Hazard Index (DHI)), ainsi que sur les modèles de prévision de la sécheresse telque la chaine de Markov et les réseaux de neurone artificiels (RNA). Une analyse temporelle de la sécheresse a été faite pour détecter la rupture et la tendance dans les séries du SPI à déférenteséchelles de temps (3,6, 9 et 12 mois) par l’utilisation du test de Pettit et celui de Makndall. L’application de la chaine de Markov dans la zone d’étude a montré que la sécheresse est un phénomène assez fréquent et récurrent d’une année, deux années de suite, voire trois années. Selon les séries du SPI, la probabilité d'avoir deux et trois années sèches consécutives est plus importante dans les plaines d’Ouest occidentale. La prévision de sécheresse avec un pas de temps de deux mois a été traitée en utilisant un modèle de réseau neuronal artificiel (RNA), basé sur les valeurs duSPI à différentes échelles de temps. Les sept plaines du nord-ouest de l'Algérie sont gravement touchées par la sécheresse,à l’inverse de la partie orientale du pays, où le phénomène de sécheresse estmoindre à la fois en durée et en sévérité. L’analyse montre également que la fréquence de la sécheresse change en fonction de l'échelle de temps. De plus, l'analyse temporelle,sans tenir compte de l'effet d'autocorrélation sur le point de changement et les tendances monotones de la série SPI décrit une tendance négative avec une synchronisation asynchrone au point de changement.Cependant, cela devient moins important aux échelles de temps de 3 et 6 mois si les séries chronologiquessont modélisées en utilisant l’approche trend-free-pre- whiteningcorrigée et non biaisée. Concernant la prévision de sécheresse basée sur l'RNA dans les sept plaines avec un pas de temps de deux mois, l’architecture des réseaux perceptron multicouches avec l’algorithme d’étalonnage Levenberg-Marquardt, donne des résultats satisfaisants avec le coefficient de détermination ajusté (Radj 2) supérieure à 0,81 et une erreur racine-moyenne-carré (RMSE) et absolue moyenne (EMA) inférieures à 0,41 et 0,23, respectivement. Mots clés :;Indice de danger de sécheresse (DHI) ; chaine de Markov; réseaux de neurone artificiels (RNA) ;test de Pettit ; test deMakndall ;réseaux perceptron multicouches ;Levenberg-Marquardt .Item ETUDE BIOECOLOGIQUE DE QUELQUES ESPECES DE NOCTUELLES SUR CULTURES MARAICHERES (LEPIDOPTERA : NOCTUIDAE) ET RECHERCHE DE MOYENS DE LUTTE DANS L’OUEST ALGERIEN(Ahmed TAIBI, 2020-12-23) GACEMI, AbdelhammidLa noctuelle méditerranéenne Spodoptera littoralis (Boisduval) et la noctuelle de tomate Helicoverpa armigera (Hübner) (Lepidoptera : Noctuidae) sont des ravageurs répandus de nombreuses plantes cultivées en Algérie. Récemment, ces espèces s'attaquent à diverses cultures dans les régions du nord-ouest de l'Algérie. Pour étudier l'effet de différentes plantes hôtes végétales sur le cycle de vie et les indices nutritionnel de S. littoralis et H. armigera, nous avons sélectionné quatre espèces de plantes légumières d’intérêt économique et qui sont couramment cultivées dans ces régions : l’artichaut (Cynara cardunculs var. Scolymus), le chou (Brassica oleracea), la pomme de terre (Solanum tuberisum) et la tomate (Solanum lycopersicum). Le développement larvaire, prénymphal et nymphal, le poids corporel, la survie, la longévité et la fécondité des adultes des deux espèces de noctuelles et l’effet des plantes hôtes sur les indices nutritionnels ont été évalués sur chaque plante hôte dans des conditions de laboratoire. Les larves des deux insectes ont achevé leur cycle de vie avec succès sur toutes les plantes hôtes, avec des différences significatives entre les plantes hôtes. Le temps de développement des stades immatures de S. littoralis allait de 46,1 jours sur tomate à 62,74 jours sur chou, et de 47,75 jours sur tomate à 56,88 jours sur chou pour H. armigera. Les résultats des paramètres biologiques et des indices nutritionnels ont indiqué que le chou était partiellement résistant à S. littoralis et H. armigera en raison de la durée de développement plus longue et du faible taux de survie des stades de développement larvaire ainsi que les valeurs faibles d’ECI et ECD. Le deuxième volet de ce travail s’est axé sur l’étude écotoxicologique des produits biopesticides spinosad et le produit à base Bacillus thuringiensis Kurstaki (Btk) menés au laboratoire sur les larves de S. littoralis et H. armigera démontrent clairement la toxicité et efficacité élevé du spinosad par rapport au biopesticide (Btk) Le Spinosad sera probablement plus efficace sur le terrain par rapport aux autres insecticides. Ces données faciliteraient une meilleure intégration des bioinsecticides dans un programme de lutte intégrée contre les ravageurs ciblés en AlgérieItem Evaluation de la dégradation des sols par l'érosion hydrique en fonction des différents systémes d'utilisation des terres dans le micro bassin de Tifiles, Ténés, Algérie - Aspects méthodologiques et techniques(MAZOUR Mohamed, 2020) KESSAISSIA, AbderrahmaneL��valuation de la d�gradation du sol � cause de l��rosion hydrique par diff�rentes m�thodes dans le micro bassin de Tifiles montre que le sol de la r�gion d��tude se d�grade dans l�espace et dans le temps. L��valuation qualitative au cours de trois des ann�es de 1987 , 2001 et 2011 montre que le sol pr�sente une fragilit� qui varie dans l�espace et dans le temps et que la classe moins fragile se transforme en classe fragile et classe tr�s fragile en fonction de la d�gradation du couvert v�g�tale par les incendies dont la classe tr�s fragile et la classe moins fragile passe successivement de 1987 en 2011 de 44% � 52% et de3% � 1% . De m�me, la r�gion pr�sente une forte sensibilit� � l��rosion dont le classes varient aussi dans l�espace et dans le temps. Les r�sultats montrent que la surface de la sensibilit� potentielle � l��rosion a augment� dans le temps et dans l�espace. La surface de la classe tr�s potentiellement sensible est estim�e � 71% en 1987 et 2001 et 70% en 2011. Par ailleurs, l��valuation quantitative durant l�ann�e du 2012 par le biais du suivi du bilan de l��rosion par la technique radioactive du c�sium-137 et l��rosion linaire montre que l��rosion nette estim�e par la technique du c�sium-137 est plus marque dans le sol du site mixte suivi du site forestier et varie successivement de 34.83 t ha-1yr-1 et 2 t ha-1an-1 par contre les d�p�ts sont plus marqu� dans le site post-incendie et le forestier par des valeurs successivement �gales � 6.82 t ha-1an-1 et 1.25 t ha-1 an-1 . Cependant le suivi de l��rosion linaire par l�approche de maillage montre que le site mixte pr�sente de d�tachement par le ruissellement avec une quantit� moyenne de 97.650 Kg contre 62.462 Kg au niveau du site post- incendi� et 46.631 Kg au niveau du site forestier. En outre l��valuation de l�infiltration et le pouvoir hydrofuge durant l�ann�e 2015 montre que la r�gion pr�sente des sols de forte pouvoir et hydrofuge notamment le site post incendie. Les diff�rents r�sultats d��valuation montrent que les sols sont naturellement fragiles et que la r�duction du couvert v�g�tal par les incendies rend les sols de la r�gion de plus en plus d�grad�s.�AItem Etude des facteurs de réussite de l’insémination artificielle chez la lapine(Ahmed AICHOUNI, 2020) BOUTEBEL, BOUDOUR KhedidjaCette étude entre dans le cadre des projets nationaux de recherche dans le domaine des productions animales. Les essais ont été réalisés dans l’animalerie du Laboratoire de Recherche de Bioressources Naturelles (LBRN) sis à l’UHB Chlef et ont pour but de définir les facteurs de réussite de l’insémination artificielle (IA) des lapins de la souche synthétique élevée dans des conditions de production locales. Au total deux cents trente-neuf (239) lapines de la souche synthétique « SS » algérienne « ITELV 2006 » ont fait l’objet d’un suivi de conduite de la reproduction avec un mode de reproduction par IA. Ainsi, les effets de la saison, l’alimentation par incorporation des oméga3, le stade d’allaitement et le type d’induction de l’ovulation chez la lapine ont été analysés et ont constitué les éléments de réponse de l’appréciation des facteurs de réussite de l’IA chez cette souche. Durant toute la période expérimentale, les IA ont été réalisées à partir d’une semence récoltée sur des mâles appartenant au même génotype et analysée localement. Un enregistrement des données relatives à la saillie, à la palpation, à la mise bas et au sevrage a permis d’évaluer les performances des lapines (fertilité, prolificité) et de leurs portés (poids individuel et mortalité des lapereaux à la naissance et au sevrage). L’ensemble des données enregistrées et calculées a été soumis à une analyse de variance avec le logiciel XL Stat Plus, v5. Un effet dépressif de la saison chaude a été enregistré sur la fertilité et la prolificité des lapines, et sur le poids et la mortinatalité des lapereaux avec les plus faibles valeurs enregistrées en saison chaude (63 % de fertilité). L’incorporation de deux sources d’acides gras polyinsaturés (l’huile de poisson et des grains de lin) dans l’aliment des reproductrices impubères a engendré des prolificités élevées (10,37 NT, 9,87NV, 9,3 NS et 10,44 NT, 9,77NV, 8,77NS respectivement pour les deux sources). L’étude de l’effet du mode d’induction de l’ovulation par utilisation de trois stimulateurs, GnRH, PMSG et mâle stérile durant trois cycles de reproduction consécutifs, a révélé que la mortinatalité s’avère le seul paramètre affecté par ce facteur. En effet, les lapines du lot de GnRH ont enregistré le taux le plus faible (16,53%, p=0,01). L’effet du rythme de reproduction chez la lapine de la souche synthétique s’est traduit par une réceptivité plus faible chez les lapines inséminées à 7J post partum comparativement à celles inséminées à J4 ou à J11 : 30% vs 70 et 80% respectivement (p=0.003).Item EVALUATION DES PERFORMANCES DE QUELQUES CULTIVARS DE LUZERNE PERENNE DANS DES CONDITIONS DE SECHERESSE NATURELLE DANS LE BAS CHELIFF(Mahfoud M’HAMMEDI BOUZINA, 2017-10-19) BELLAGUE, DjamalLa sécheresse est l’un des stress abiotiques qui réduisent la production agricole dans le bassin méditerranéen. Le choix et la sélection des variétés de cultures performantes qui s’adaptent aux conditions de stress hydrique ont fait l’objet de nombreuses études. Dans ce contexte, seize cultivars de luzerne pérenne de différents origines (Algérie, Australie, France, Italie, Maroc, Tunisie et USA) sont testés sous deux régimes hydriques (irrigué et pluvial) dans la plaine du Bas-Cheliff en Algérie. Les tests portent d’un côté sur le comportement interannuel et intra-annuel du matériel végétal, et d’un autre côté sur la mesure des performances des cultivars par des indices de tolérance à la sécheresse. Les résultats obtenus lors de cette étude montrent une variabilité intra-annuelle et interannuelle du comportement des cultivars, ainsi qu’entre les modes de conduite. Il est apparent que les paramètres étudiés sont fonction du cultivar (origine et caractéristiques), de l’âge (année de production), du régime hydrique (pluvial et irrigué) et des conditions climatiques (pluie et évapotranspiration). Il semble que les cultivars Ameristand 801S d’origine des USA, Ecotipo siciliano et Mumantanas originaires de l’Italie et Erfoud1 originaire du Maroc, se sont bien adaptés au climat du Bas-Cheliff. Par contre, les cultivars des oasis (Tamantit et Africaine) et Prosementi d’origine d’Italie sont mal acclimatés. Les rendements maximaux de 8.34 t ha-1 et 13.35 t ha-1, sont atteints respectivement par le cultivar Mamuntanas en 3ème année pluvial et par le cultivar Ameristand801S en 2ème année irrigué. L’analyse factorielle discriminante de l’ensemble des paramètres mesurés sur les deux essais, confirme l’existence d’une discrimination interannuelle. En effet, sur chacun des trois groupes homogènes formés, les individus correspondants sont ceux d’une année bien distincte. L’étude des performances des cultivars testés sur les deux dernières années de production, par l'intégration de l'indice de tolérance à la sécheresse (STI), de la méthode de Fernandez (1992) et de l'analyse factorielle discriminante (AFD), confirme la rentabilité et l'adaptabilité à la sécheresse de Mamuntanas, Ameristand 801S, Ecotipo siciliano et Erfoud1. L’utilisation combinée des indices de tolérance à la sécheresse, l’analyse factorielle discrimination, la pérennité et l’ANOVA des rendements cumulés des deux dernières années de production, confirment la performance des cultivars Ameristand 801S, Ecotipo siciliano et Mumantanas en régime irrigué et le cultivar Erfoud 1 en régime pluvial.Item VALEUR ALIMENTAIRE DES ESPECES SPONTANEES DE LA PLAINE DU MOYEN CHELIFF(Malika MEZIANE, 2020) SALHI, HamidaL’objectif de notre travail est d’évaluer le potentiel fourrager et de déterminer la composition floristiqueet la valeur alimentaire de l’herbe des friches dans la wilaya de Chlef durant Janvier, Février, Mars et Avril de deux années 2015 et 2016. A cet effet, nous avons choisi 5 friches dont trois (03) friches en 2016 au niveau de Boukader, Oued Sly et Ouled Abbés et deux (02) friches en 2015 au niveau des zones de Sendjas et Lardh Elbaydah. D’après les résultats de l’étude floristique, les friches sont constituées de 33 espèces herbacées marquées par un patrimoine fourrager non négligeable et une forte hétérogénéité. Cette dernière est constituée par trois familles : Astéracées (19%), Fabacées et Poacées (12% individuellement). Un taux de 67% du patrimoine inventorié est représenté par les thérophytes annuelles. L’analyse chimique de l’herbe enregistre une bonne valeur nutritive et présente une variation au cour de la saison hivernale. L’herbe est la plus fibreuse du mois d’Avril (22,76% de CB) des 2 années comparativement avec celle du mois de Janvier qui est la moins fibreuse (12,73% de CB)et par conséquent la plus digestible (24,74%). L’herbe du mois de Février et celle du mois de Mars ont des valeurs proches de la digestibilité et des MAT. En ce qui concerne la biomasse et la matière sèche de l’herbe, des taux élevés ont été notés en mois de Mars (28,68 % de MS et 4,17 t MS/ha) et par conséquent la récolte de l’herbe est conseillée en ce mois. La phytochimie montre la présence des polyphénols (20,67±16,52 mg Eq AG.g d’extrait-1), des flavonoïdes (4,01±2,82 mg Eq quercétine.g-1), des tannins (1,58±0,40 mg ECT.g d’extrait-1) et l’absence des alcaloïdes. Les friches sont de bonnes ressources fourragères pour le pâturage et de meilleure qualité floristique et alimentaire utilisées pour l’alimentation des ruminants. Les friches ne peuvent pas être à la base d’un aliment seul, il faut les complémenter en concentré. Mot clé : friche, herbe, potentiel fourrager, composition floristique, valeur alimentaireItem Etude phytoécologique des groupements végétaux de la subéraie de Djebel Saadia(Djamel SAIDI, 2020-09-27) MEDDAH née HEDIDI, DjahidaLe mont de Djebel Saadia est l’un des principaux massifs forestiers du Nord-Ouest Algérien. Il est situé dans les deux bassins versant de la wilaya de Chlef et de la wilaya de Relizane. Le relief est très accidenté, les altitudes relativement élevées, variant entre 490 et 1192 m. Le substrat y est totalement décarbonaté par l’action dissolvante et prolongée de l’humus forestier à l’égard du calcaire. Ces sols ont un taux de calcaire très faible. Le bioclimat est caractérisé par un étage bioclimatique semi-aride à subhumide à une haute altitude. Ce massif comporte une végétation forestière dominée essentiellement par le chêne liège, constituant une véritable subéraie au niveau de Djebel Saadia. Cette subéraie est soumise à plusieurs contraintes d’ordre naturelles et anthropiques. Elle présente une source de biodiversité de 127 espèces, de 109 genres et de 39 familles qui participe au maintien de l’équilibre écologique et environnemental. La classification hiérarchique ascendante (CHA) fait ressortir cinq groupements végétaux : groupement à Calicotome spinosa et Cistus monspeliensis, groupement à Clicotome spinosa et Quercus suber, groupement à Quercus suber et Pistacia lentiscus, groupement à Quercus faginea et Quercus suber et groupement à Ampelodesmos mauritanicus et Quercus suber. Les résultats de la Non-metric multidimensional scaling (NMS) obtenus montrent que la végétation de la forêt s’organise le long d’un gradient lié d’une part à l’action anthropique (incendie et pâturage) et d’autre part aux effets des facteurs écologiques (exposition et altitude). Enfin, la synthèse de l’ensemble des résultats obtenus a permis d’élaborer une carte de répartition des groupements végétaux pour se focaliser sur la conservation de cette biodiversité qui doit s’inscrire dans une optique de gestion durable permettant de protéger ce patrimoine existant et d’améliorer les conditions socio-économiques de la population locale.