Doctorat en Sciences de la Nature et de la Vie ( Biologie)
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Browsing Doctorat en Sciences de la Nature et de la Vie ( Biologie) by Subject "activité antibactérienne"
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Item Activité anti-inflammatoire, antibactérienne et antioxydante des essences de Citrus de la région de Chlef(ALLEM Rachida, 2021-07) BENGAG, AMINEDans la présente étude nous nous sommes intéressés à la valorisation des zestes de quatre espèces de Citrus provenant de la région de Chlef. L’analyse par CG/SM des essences a révélé une abondance de composés monotérpéniques dominés par la présence du D- Limonène (94.75 % pour C. reticulata, 87.38 % pour C. sinensis, 86.29% pour C. aurantium et 82.98% pour C. paradisii). Pour l’étude de l’activité antioxydante, nous avons utilisé la bioautographie par β- carotène et par DPPH. La valeur IC50 est classée dans l’ordre de 1,9068±0,0912 mg/ml pour C. reticulata, 6,2086±0,0308 mg/ml pour C. aurantium, 12,7662±0,0736 mg/ml pour C. paradisii, la quercetine (IC50 15,9938±0,01284 mg/ml), 19,1567±0,0499 mg/ml pour C. sinensis, et le BHA (IC50 21,9938±0,01284 mg/ml). Les résultats obtenus montrent que les essences de Citrus réduisent de façon significative le DPPH, ceci pourrait être dû à la présence des monoterpènes, en particulier le β-pinène et le limonène dans ces essences. L’activité anti-inflammatoire de ces essences a été testée avec la dose de 3 et 4 ml∕kg par voie IP après avoir provoqué l’oedème de la patte des souris (MORINI) par la carraghénine. Les résultats obtenus ont été comparés à ceux du traitement de référence (diclofenac de sodium). L'évaluation du pourcentage d’inhibition montre que ces essences présentent un effet anti-inflammatoire hautement significatif à une dose de 50 mg/kg du poids corporel, après une durée de 120 min pour la espèce de C. auruntium, après 150 min pour C. paradisii et C. sinensis, et après une durée de 180 min pour C. reticulata; les composés majoritaires (alcools, phénols, composés terpéniques et cétoniques) et leur effets synergiques peuvent justifier cette activité. Parmi les 17 bactéries pathogènes testées, nous avons noté que l’essence de C. sinensis a montré une activité antibactérienne nettement plus prononcée pour les deux souches: S. aureus ATCC®29213 et ATCC®25923 (24 mm de diamètre) et pour S. epidermidis (32 mm de diamètres). Six souches pathogènes sont résistantes. L’essence de C. aurantium est un agent antibactérien pour la plupart des souches de collection avec un diamètre de zone d’inhibition de 22 mm. B. subtilis ATCC® 6633, S. aureus ATCC® 25923 sont très sensibles. Cependant, E. coli ATCC®25922, E. feacalis ATCC® 29212, P. aeruginosa ATCC® 27853 sont résistantes à cette essence. Nous avons noté aussi que 50 % des souches testées sont sensibles à l’essence de C. paradisii. Un diamètre de 21 mm a été constaté pour les extrêmement sensibles (S. aureus ATCC®29213, P. vulgaris et Streptococcus sp.). L’essence de C. reticulata a montré une activité antibactérienne positive vis-à-vis de 64 % des souches testées. Les bactéries qui sont très sensibles (S. aureus ATCC®25923, S. epidermidis et P. vulgaris) présentent un diamètre supérieur à 20 mm, et une activité antibactérienne négative a été constatée vis-à-vis de 36% des souches étudiées. Cependant, l’activité antibactérienne des essences des Citrus étudiées pourrait, en partie, être associée aux composants majoritaires (Limonène, Caryophullene, β-myrcene, β pinene, α pinène). L’administration de l’essence de Citrus à la dose de 1% avec différentes voies (IV, IP, VO) prévient de façon significative respectivement la DL50 de 2920, 3560 et 4360 mg/kg avec l’essence de C. aurantium, 3400, 3720 et 4520 mg/kg avec C. reticulata, 2600, 2600 et 3080 mg/kg avec C. paradisii et 2760, 3560 et 4040 mg/kg avec C. sinensis. A ces doses, l’essence des Citrus s’est révélée faiblement toxique. L’évaluation de la DL50 de chaque espèce montre que l’administration par voie orale est très toxique par rapport aux autres voies et que l’essence de C. reticulata est très toxique par les trois voies (IV, IP et orale). Ces résultats montrent que ces essences constitueraient une source potentielle de substances naturelles qui pourraient avoir une importante application dans le domaine agro-alimentaire et dans l’industrie pharmaceutique.Item Effet de certaines bactéries lactiques sur quelques bactéries pathogènes responsable de diarrhées infantiles(DELMI BOURAS Abd El Kader / KOICHE Malika, 2019) TOUALBIA, MeryemAfin de stabiliser le microbiote intestinal et prévenir ou traiter les infections entériques, il est suggéré depuis des décennies d’utiliser des bactéries lactiques dites « probiotiques». La consommation de ces bactéries, qui sont des composants normaux du microbiote intestinal, aurait des effets bénéfiques sur la santé. Cependant, leur éventuel rôle prophylactique ou thérapeutique n’a été que très peu étudié. Dans ce travail on a isolé 150 souches de bactéries responsables des diarrhées infantiles dans le laboratoire de l’hopital Merouane Abed de Chettia-Chlef. L’étude des caractéristiques biochimiques a montré que ces isolats appartiennent à 3 espèces bactériennes : Echerichia fergusonii (92%), Salmonella enterica subsp. Diarizonae (7,33%) et Proteus mirabilus (0,66%). Leur identité a été confirmée par séquençage du gène ADNr 16S. 100 souches de bactéries lactiques ont été isolées à partir de différents échantillons de lait cru de vache, de chèvre et de chamelle collectés de différentes régions en Algérie. L’étude des caractéristiques phénotypique, morphologique et biochimique a montré que 70 souches appartenant au genre Lactobacillus. L’identification par galerie API 20E a abouti à différentes espèces : Lb. plantarum, Lb. fermentum, Lb. gasseri, Lb. reuteri et Lb. acidophilus. Suite à l’étude de la résistance aux conditions hostiles du tractus digestif, une souche à haut profil probiotique et à forte activité antibctérienne a été sélectionnée. Elle a été identifiée et déposée au GenBank suite au séquençage du gène ADNr 16S qui a montré qu’il s’agit de Lactobacillus platarum. L’étude in vivo sur les lapins holoxéniques montre que la croissance de Lb. plantarum n’est affectée ni par la présence d’EPEC ni par l’administration d’amoxicilline. A l’inverse, l’effet antagoniste de Lb. plantarum à l’égard d’EPEC a été observé avec des taux d’inhibition atteignant 100% que se soit en présence d’amoxicilline ou pas, avec des taux de survie de 100% contre un taux de 0% pour les lots ou les lapins n’ont pas ingéré de Lb. plantarum. Effectivement, les résultats des observations macroscopiques et microscopiques des coupes histologiques réalisées à partir du tube digestif (intestin grêle et colon) après dissection de l’ensemble des lapins montrent que les lapins qui ont reçu l’amoxicilline associé ou non à une contamination à EPEC souffraient d’une sévère atrophie intestinale avec une dégradation des tissus intestinaux (paroi et muqueuse). Néanmoins, un impact moins important est observé chez les lapins qui ont subi une antibiothérapie associée à une contamination avec EPEC et qui ont ingéré du lait fermenté à Lb. plantarum. Par contre, aucune anomalie pathologique n’est observée chez les lapins qui ont ingéré du lait fermenté à Lb. plantarum associé à une contamination à EPEC ou a une prise d’amoxicilline. Ces résultats montrent que le nombre et la durée de survie de Lb. plantarum au niveau du tube digestif du lapin pendant l’ingestion du lait fermenté à Lb. plantarum et après arrêt de celui-ci ont permis à ce dernier d’exercer des effets probiotiques très satisfaisants